26/06/2008

Google sex

Comme beaucoup de monde j'ai passé une partie de la semaine à explorer les données rendues publiques par Google concernant l'audience des sites Internet.

Dans le métier du e-commerce il est assez délicat de tirer des conclusions:
Plus d'audience = plus de ventes est souvent vrai
Plus d'audience = moins de rentabilité est souvent vrai aussi...

Du coup j'ai plutôt porté mon attention sur le seul site qui ne polémiquera pas sur ces données et leur interprétation: Google lui-même bien sûr !

Afin de faire un concours de quequettes valable, j'ai comparé les différents outils de Google entre eux.

Surprise : On constate clairement que l'audience de chacun est encore loin de rejoindre celle de Google sex, tout du moins en France.

google-sex: picture google-sex by danielbroche
google-sex, première mise en ligne par danielbroche.

Même Adsense qui rapporte pourtant beaucoup de pognon aux blogueurs n'a pas réussi à détrôner le service phare de Google en matière de trafic sur le net.

Ceci est d'autant plus étonnant que Google sex n'est pas encore sorti !!!

Google posssède le  nom de domaine depuis 2000. La campagne de buzz lancé par le Champion du web en mi-2005 a très bien fonctionnée, comme l'atteste la courbe ci-dessus. Il semble donc que quelque chose ait freiné la firme au moment d'ouvrir publiquement son service. Du coup, certains en profitent pour cybersquatter google-sex.com !

De son côté, Google ne communique rien sur ce service: la transparence n'est pas de mise du côté du moteur. Sergeï et Larry se réservent t'ils Google sex a leur seul usage exclusif ?

Je trouve surprenant, voire louche, de constater qu'après bientôt 10 ans de conquête du web, Google ne propose toujours pas d'outil pour monétiser l'énorme audiencence liée au porno. Il est clair que de nombreux blogueurs sans scrupules en profitent bien pour détourner encore plus d'audience au détriment des média traditionnels qui en sont réduit au vulgaire référencement naturel.

Yahoo! et Microsoft proposent eux des liens publicitaires sur des mots clefs X depuis longtemps.

Une première partie de réponse se trouve sur Youtube...

19/03/2008

Technologie, bonheur et web2.0

La question du lien entre progrès technique et bonheur relève de la philosophie. Nombreux sont les scientifiques et techniciens qui doutent de la finalité de leur travail.

An apple for lunch: picture An apple for lunch by Doug Berry
An apple for lunch, première mise en ligne par Doug Berry.
free music

Internet a crée un nouvel espace de liberté, mais comme on le voit depuis peu, si l'espace continue de s'étendre, la liberté n'est pas garantie:

  • Les publicitaires en mal d'imagination face à Google rêvent de systèmes de prédiction comportementale.
  • Les pseudo-célébrités en mal d'argent trouvent des foules de personnes à menacer des pires foudres de la justice
  • Les rares artistes rentiers et leur industrie cherchent à monopoliser la créativité et la circulation de la culture
  • Les états totalitaires traquent et censurent les sources d'information et de savoir qui ne leur sont pas favorables dans l'espoir de contrôler ce que sait et dit chaque citoyen.

Pour l'instant, les progrès techniques du web on mené dans le mur ces initiatives (quoi que Google & Yahoo! en Asie c'est pas reluisant...). Mais la technologie pourrait permettre tout cela comme son contraire. Pour ceux et celles qui souhaitent aller plus loin dans la réflexion, voici une petite citation issue d'un compte rendu quasi epistémologique très interessant d'un SciCamp:

"Television makers will always justify themselves by saying that children enjoy their programs. They say they make children smile and laugh. But children will also smile if you give them cocaine. The argument that children enjoy something or laugh at something is not the basis on which you decide what is good for them."

Les conclusions sur le web 2.0 sont très pertinentes.

Voyez vous d'autres exemples ou le web peut se retourner contre ses utilisateurs ?

18/03/2008

e-justice ou injustice ?

Loi française et Internet ne font pas bon ménage ces derniers temps.

Il est vrai que le web à connu un essor incroyable ces 2 dernières années (web 2.0). Chaque phase d'expansion s'accompagne de dérives. Les innovations remettent en cause  un ordre établi. Cela nécessite donc un réajustement du cadre réglementaire pour que la liberté de chacun ne nuise pas aux intérêts des autres.

e-justice ou injustice ?: picture Lady Justice by Cam B.
Lady Justice, première mise en ligne par Cam B..

On retrouve donc au devant de la scène législative et judiciaire, avec 2 ans de déphasage, tout ce qui a connu le plus grand succès on-line depuis 2005: blogs,  aggrégateurs de flux, e-commerce, micro-revenus C2C, portails vidéo...

J'ai déjà parlé sur ce blog de la loi Chatel adoptée à la va-vite, pour éviter toute discussion avec les professionnels du secteur. Comme ci ceux ci étaient d'affreux brigands ou une corporation établie de longue date cherchant à tout prix à conserver un statut-quo. Etrange réflexe politique vis à vis d'un domaine ou les plus ancienne entreprises n'ont pas 10 ans et sont parmi les plus innovantes de la distribution...

Plus récemment, ce sont les aggrégateurs Wikio et Fuzz qui ont subit  une attaque en règle. Eric doit voir son cas traité au tribunal demain. J'espère de tout coeur que son affaire aura une issue favorable.

L'absence totale de cadre reglementaire pour les systèmes d'indexation pose un sérieux souci. J'avais déjà évoqué le flou intégral au niveau de la commission européenne concernant les moteurs de recherche (Google, Yahoo!, etc...)
L'arrivée de nouveaux acteurs (aggrégateurs de flux, mash-ups...) rend la tache des juristes encore plus flou. On peut même parler de brouillard intégral à ce niveau...

Il est urgent d'attendre que l'innovation ralentisse pour les politiques qui ont bien du mal à s'y retrouver.
Malheureusement le rythme d'adoption des nouvelles technologies ne cesse de s'accroitre. Quand donc Internet sera efficacement pris en compte comme un enjeu politique européen ?

18/12/2007

Google pousse mémé dans les orties

Eric Schmidt wants Google to replace Wikipedia

Google lance Knol et vient concurrencer Wikipedia. Le modèle est différent et les contributeurs ne seront pas motivés de la même manière mais in-fine c'est la creation d'une base de connaissance de référence dont il s'agit.

Dans la logique de Google cela est assez naturel puisque l'entreprise s'est fixé l'objectif d'organiser l'information du monde.

L'affrontement des modèles Google / Wikipédia n'est que le reflet de ce qui existe hors du net. Aux Etats-unis le fossé est de plus en plus large entre les très grandes et très riches universités et le reste du monde de la recherche scientifique qui court après les fonds fédéraux.

Les 3 dirigeants de Google sont issus de Princeton et Stanford donc dans la culture de ces grandes universités.

Quelques chiffres pour resituer ce dont il est question:

  • A titre de comparaison le budget du CNRS dans sa totalité est de 3 milliards d'euros par an (ok le cours de l'euro est à la hausse mais bon...)

Ce qui se passe avec la recherche aux US est complètement similaire à ce que Google envisage pour la diffusion du savoir sur le net. Principal problème rencontré: Si les happy-few universités US sont de plus en plus riches, elles ne sont pas pour autant plus ouvertes à la démocratisation du savoir.
Pourquoi Google dont les dirigeants sont issues de ces mêmes universités feraient différement ?

Le raisonnement est simple et clair:

  • Avec leur argent et leur réputation, les plus grandes universités américaines attirent les meilleurs chercheurs du monde. Donc elles ont les meilleurs résultats.
  • Version Internet: Avec son argent et son audience Google va attirer les meilleurs contributeurs à sa base Knol. Donc proposera les meilleurs résultats. CQFD !

Ce qui me rassure c'est que Wikipedia est un projet libre. Si Microsoft n'a pas réussi à faire enterrer Linux malgré ses milliards, je ne vois pas comment Google tuera Wikipedia. Mais en attendant le champion de l'Internet à de quoi donner de l'urticaire à la communauté de l'encyclopédie Open-source.


Change
Originally uploaded by darkhairedgirl.

12/12/2007

Leweb3: Signaux faibles (3)


Web3 end
Originally uploaded by danielbroche.

Pour terminer cette série de note sur les signaux perçus durant le Web3, il faut parler de Google.

Signal fort: Google est partout. Un joli stand plein de fun mais lorsque je suis venu parler avec l'équipe on m'a expliqué que la communication n'était axée que sur les applications gratuites grand public. Paradoxal pour un évenement qui ne regroupe que des pros du web !

Google est surtout dans tous les esprits car si on parle monétisation, il faut penser à Google: Comment être sûr qu'un bon modèle ne va pas être pompé ou interdit par Google ?

Je retient la très bonne remarque de Jérémie Berrebi: La valeur de Myspace et Facebook tient peut être à leur audience indépendante de Google... D'ou la course vers les webOS et pages personnalisables qui sont d'autres échappatoires.

Signal faible: Alors qu'on ne parle que de connecter les gens, force est de constater que ce sont plus les gadgets en tout genre qui sucitent l'intérêt et attirent l'attention dans les stands.
Les interventions de Rafi Haladjan et Philippe Starck rappellent qu'une génération de nouveaux objets génétiquement conçus pour de usages avec le web émerge et fait du sens.

Le témoignage d'Alexander Diehl (BMW) démontre que le chemin est long est complexe pour les grandes marques qui doivent désapprendre à diffuser et apprendre à dialoguer avec leurs clients autour de leurs objets.

Leweb3: Signaux faibles (2)


Jeff Clavier
Originally uploaded by danielbroche.

Comme je l'écrivais hier en live, un autre signal fort c'est le doute ambiant.

La monétisation est un sujet important. Pourtant personne ne comprend vraiment comment cela est possible.
J'ai bien apprécié la réponse du patron de Price Minister quand on lui a demandé comment faire de l'argent avec un widget: Il n'y a pas d'argent à faire avec les widgets. La valeur est en fin de chaine pour le dernier intermédiaire.

Le signal faible que j'ai relevé c'est qu'une majorité de discussions étaient animées par des venture capitalists. Aucune par un journaliste grand public.

En somme pour suivre et comprendre les discussions cette année, il faut avoir une logique financière. Comme l'a constaté beaucoup de monde, s'en est fini du temps de l'amateurisme, des ideaux et de la passion. Restent de l'enthousiasme et du dynamisme.

Risque d'auto-emballement ? On peut en effet s'interroger: Quelle est la motivation pour des VC a prendre en main les débats ?

11/12/2007

Lot of hype, lot of money


Lost & found
Originally uploaded by danielbroche.

Etrange sentiment d'entendre tous ces gourous s'intérroger sur la façon de monétiser la dimension sociale du web.
Tarik Krim qui déclare explicitement que le graal des reseaux sociaux n'est pas encore identifié par qui que ce soit.
Kevin Rose, le fondateur de Digg qui s'inquiète des "too easy fundings"

Dans les couloirs il est beaucoup question d'audience, de revenus et de levées de fond. Quel contraste avec le propos visionnaire de Starck qui déclarait ce matin qu'il fallait voir loin et assumer sa reponsabilité; que le modèle devait évoluer pour se débarasser de tout l'inutile. Arrêter de dépenser de l'intelligence pour vendre du superflu mais plutot chercher le nécessaire.

Social media is killing our society ?


Social media is killing our society ?
Originally uploaded by danielbroche.

Remise en cause de l'intérêt social du net par Andrew Kenn pendant une heure.
Pas forcément très convaincant.

L'organisation ici est carrément impressionnante. Passons à Marc Canter qui met le feu avec son panel...

10/12/2007

L'occasion de reparler fracture numérique

Une video qui fait réfléchir et qui est bienvenue.
Je regrette juste la petite appartée sur la Lettonie qui est un peu vexante pour nos voisins d'Europe du nord. Quand on est à coté du pays de Nokia et qu'on applique une politique volontaire on peut vite gagner plusieurs longueurs d'avances et c'est bien mérité !
Notamment pour la digitalisation des administrations, importante source d'économie et de rationnalisation de l'Etat !

L'intégrale est par ici...

21/11/2007

Intro. Inspiration digitale


LAX1
Originally uploaded by Clashmaker.

Plusieurs personnes ont souvent la même idée au même moment.

Depuis quelques semaines je griffonne des idées autour de l’évolution du net. J’ai pris du temps le week-end dernier pour en faire un premier jet. Une histoire imagée.

J’ai découvert ce midi juste avant de la mettre cela en ligne une autre version type sur le thème des Shadocks. Et j’ai lu une note qui reprend exactement une des images utilisée dans un chapitre.

C’est amusant de voir comment un sujet évoque des images similaires chez des personnes différentes. Le flux des informations, à la longue, nourri l’imagination.

Cette série de note s’inspire donc à l’origine de Google:
Google influence directement ou indirectement tous les ventes de tout site e-commerce. Même si les rares personnes que je connai chez Google sont très sympas, je m’interroge et je ne suis pas le seul (voir également la sythèse très intéressante de Henri)
Ce buzz permanent et des version beta qui s’empilent dans tous les sens...

Force est de constater que je ne comprends pas grand chose au Google Masterplan.

Quand je ne comprend plus rien, je bascule en mode META (un peu comme Fred Cavazza) : J’essaye de ramener tout les éléments que j’ai observé jusque là à une métaphore. Une image bien concrète. Cela permet souvent de tirer des enseignements plus facilement même s’il faut se méfier des biais de son image. Pour les notes qui suivent j’ai pris la ville

En 2000 j’ai eut souvent l’occasion de lire que les fournisseurs d’accès à Internet ouvraient les routes de l’information. Cette image est peu être à la source d’une profonde erreur de stratégie.

Et s’ils n’avaient fait que fournir le pétrole ?


essence
Originally uploaded by tonymontana-photos.

Dans un genre nouveau sur ce blog j’ai imaginé une l’histoire de cette cité virtuelle, partant de cette hypothèse. Une construction urbaine qui aurait été bâtie 100 fois plus vite que n’importe quelle autre ville dans l’histoire. Un univers dual ou le harware devient foncier et les services sont des objets. La puissance de calcul devient la superficie du terrain sur laquelle on peut bâtir.

Nota : tout est publié d’un coup car je ne vois pas trop l’intérêt de le faire en plusieurs fois. Le découpage en plusieurs note permet, je l'espère, une lecture plus facile.

Bonne lecture:

e-commerce

e-commerçants

Journal du Net : l'actualité en bref

Montagne

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