16/07/2008

eBay: The next move ?

Après avoir défrayé la presse la semaine dernière avec ses procès pour contre-façon, c'est sur un sujet plus professionnel e-commerce qu'eBay revient sur le devant de la scène cette semaine.

Aux US, la marketplace globale s'est mis en tête d'ouvrir ses portes de façon privilégiée à un e-marchand de taille lui aussi: Buy.com

La réaction épidermique des vendeurs historiques d'eBay n'a pas tardée. Cela ne m'étonne pas: La gestion du changement n'est jamais simple, alors dans un business global !

Mais du point de vue des clients d'eBay, avoir encore plus de choix dans l'environnement très bien intégré d'eBay est clairement un plus qui les évitera d'aller chercher ailleurs !


Reste à savoir ce qu'il vont faire de Skype dans toute cette agitation...

27/06/2008

ecommerce: Comment soutenir le secteur ?

Les premières propositions émergent afin de soutenir l'e-commerce dans le cadre des assises du numérique:

  • Promotion statut auto-entrepreneur
  • Offre de paiement sécurisé en ligne (si c'est pour le marchand la sécurité, c'est très utile)
  • Conditions générales de vente type

Les premières critiques qui vont avec, apparaissent aussi.

Aujourd'hui s'est tenu l'un des deux ateliers de travail organisés par la FEVAD. L'exercice est difficile de répondre aux besoins de la profession: des petits et moyens sites e-commerce, jusqu'aux gros purs-players en passant par les VADistes traditionnels en pleine mutation.

C'est vrai qu'à part demander des subventions directes ou indirectes (et donc creuser les déficits), il faut se creuser la tête si on veut trouver de bonne formules pour soutenir un secteur émergent et en constante transformation !

De plus, si le marchand voit rapidement son intérêt via son chiffre d'affaire et sa marge, quels sont de l'autre côté les objectifs recevables pour l'Etat ?

  • Favoriser la création de nouveaux emplois qualifiés et pérennes
  • Accompagner la mutation de certains tissus économiques (VAD historique) de façon à ne pas se retrouver avec des quantités de séniors au chômage
  • Permettre l'émergence de champions européens voire internationaux qui vont aider à équilibrer la balance du commerce extérieur
  • Réduire l'impact environnemental de la distribution
  • éviter tant que faire se peut la délocalisation à l'étranger des sociétés, c'est à dire la fuite des recettes pour l'état (IS, TVA...)
  • Faire remonter la côte du gouvernement en faisant de la bonne com' à peu de frais

On peut en rajouter encore (promotion de la culture et de la langue française, faire rentrer plus d'impôts...) mais cela me semble déjà un point de départ suffisant.

Le but de l'exercice proposé par Eric Besson est donc de formuler des idées qui fassent converger les deux points de vue.

Beaucoup de choses très intéressantes. ont été dites par les intervenants. Voici quelques extraits:

Sophie Nerbonne (CNIL): A souligné les progrès autour de la collecte et opposition au stockage de données personnelles. Reste à devenir plus réactif pour les problèmes de sécurité ?

Etienne Drouard (avocat): Nombreuses incohérences dans les droits régissant la gestion des bases clients au sein des filiales d'un même groupe ou entre les pays. Une harmonisation européenne serait utile pour mieux valoriser les bases clients et les marques en e-commerce.

Philippe Guillermin (DGCCRF): A reconnu bien volontier qu'il ne fallait  pas faire un usage détourné du baromètre des plaintes car celui ci aggrège beaucoup d'autres activités avec l'e-commerce. 1/3 des plaintes considérées comme vente à distance par la DGCCRF sont en fait des contrats de téléphonie mobile...

Frederique Pfrunder (CLCV): S'interroge sur la fiabilité des informations dans les forums et souligne la vulnérabilité du consommateur.

Patrick Jacquemin (RDC): A fait le show en dénonçant pèle-mêle les problèmes de transport (l'état se défausse sur les e-marchands de la non qualité qu'il n'arrive pas à imposer à la Poste...), les coûts de la loi Chatel (plus de 500k€ chez RDC...), les faibles marges du secteur (entre -0,5 et 1,5 en 2006) qui interrogent sur le placement du curseur entre confiance et pérennité du service.

Benoit Tabaka (Priceminister): A conclu en incitant à l'auto-régulation, plus propice à suivre le rythme des innovations que la loi.

Reste quelques questions en suspens que je me pose:
- Comment développer une entreprise et un marché sereinement quand une seule entreprise peut décider de la pluie et du beau temps: Google ? N'est il pas temps que l'Union Européenne se saisisse du sujet des moteurs de recherches depuis si longtemps repoussé ?

- L'autorégulation peut elle apporter une solution à la fiabilité des avis sur le net ou faut il réfléchir à un système similaire à l'hôtellerie ou c'est le ministère qui donne les étoiles ?

Une autre atelier aura lieu la semaine prochaine. En attendant chacun peut y aller de ses suggestions sur le wiki des assises du numérique.

12/06/2008

Europe: Prix plus cher en France selon Twenga ?

J'ai entendu cette annonce à la radio ce midi, avec comme exemple les téléviseurs plasma 400€ plus cher en France qu'en Angleterre ou en Allemagne.
De retour au bureau, j'ai trouvé cette dépêche de Metro qui cite:

"Méthodologie de l’étude: Les prix ont été relevés le vendredi 30 mai 2008 sur les sites internet marchands allemands, anglais et français. Ils s’entendent toutes taxes comprises et hors frais de livraison. Les produits concernés sont obligatoirement : neufs, vendus simultanément dans les 3 pays, vendus seuls (sans abonnements ni options).
  Le taux de change appliqué à  la Livre Sterling  pour obtenir un prix en Euros est celui du 30 mai 2008.
"

Voilà une bien drôle de manière de tenter de faire du buzz en surfant sur la vague "baisse du pouvoir d'achat":

- Qu'est ce que ça signifie de comparer des prix sur internet sans tenir compte des frais de port ?
C'est d'ailleurs le principal défaut de Twenga: Ils ont qu'une information de tarif qui n'est pas TFC (tous frais compris). Cela est d'ailleurs en contradiction avec la nouvelle charte des comparateurs de prix qu'ils souhaitent signer.

- Prix relevés sur les sites Internet: Ou est la liste des sites ? Combien dans chaque pays ? Les journalistes ont ils pu vérifier la réalité des chiffres donnés à travers le communiqué de presse ? En allant aujourd'hui sur des sites anglais et allemands je suis loin de constater un tel écart avec nos propres plasma !!!

Ensuite l'article précise: « la France est l’un des marchés du commerce électronique où les prix sont les plus élevés. Sur un échantillon de 21 428 produits commercialisés simultanément dans les 3 pays, la France obtient le prix moyen le plus élevé. A l’opposé, le Royaume-Uni présente le prix moyen le plus bas »

Nous voilà bien avancé: Qu'est ce qu'un prix moyen selon Twenga ? La moyenne des marchands ? Qu'est ce que cela peut bien vouloir dire si on n'a aucune information sur la représentativité des marchands dans le panel ?
Au passage, je note que Twenga a déréférencé Discounteo depuis que nous avons pris la décision de ne plus inclure ce moteur dans notre programme d'affiliation (donc de lui verser des commissions).
On ne peut pas prétendre "refuser le subventions commerciales" et oublier un e-marchand qui ne veut pas payer tant que les prix indiqués soient TFC...

Au final, force est de constater que l'équipe de Twenga est très douée pour faire parler de son site dans la presse. En revanche, en tant que e-marchand, je trouve que le parti pris de rester sur des comparaisons de prix sans inclure ni frais de port, ni garantie, ni DEEE, n'est pas pertinent.
Je n'accorde donc que peu de crédit à cette étude et je trouve que les journalistes devraient faire quelques vérifications avant de relayer cela sur les grandes ondes...

09/06/2008

ecommerce en Europe: comment faire ?

L'ACSEL a publié un livre intitulé "L'Europe, une opportunité pour l'e-commerce".

J'en ai reçu un exemplaire vendredi dernier (merci Kiala) que j'ai lu ce week-end. C'est une lecture parfaite pour un Lyon-Paris !

Cet ouvrage contient beaucoup de statistiques liées au e-commerce dans les différents pays d'Europe.
Il est clair et très pragmatique avec plusieurs cas concrets.

Pour le marchand qui n'a pas encore mis ses clics hors de France, je trouve que c'est une excellente synthèse de tout ce à quoi il est important de penser avant de se lancer.

Les points suivants ont particulièrement retenus mon attention:

  - Le marché européen prend du temps à se construire. Rare sont les acteurs e-commerce à avoir actuellement une envergure réellement européenne. Pixmania serait l'exception qui confirme la règle (c'est d'ailleurs le cas d'école grand absent dans ce livre).

- Les plus grosses audiences e-commerce en Europe sont des VPCsites allemands qui ont très bien négocié le virage Internet (Otto, Quelle...)

- La logistique et les paiements ont encore de belles marges de progression pour répondre aux attentes du marché

- L'effort de lobbying est indispensable pour faire avancer les choses et accélérer le rythme des transpositions dans le domaine qui nous concerne.

Après lecture je ne peux m'empêcher de penser que notre gouvernement aurait du s'occuper d'abord de ces challenges là plutôt que des tarifs des hotlines. Préparer les jeunes pousses e-commerce européennes à faire face aux appétits des champions US ne s'improvisera pas à la dernière minute...

Plusieurs extraits sont disponibles via le JdN
On peut le commander en intégralité par fax via l'ACSEL

19/04/2008

ecommerce: Réduction des prix, comment faire ?

Je vous recommande la lecture du rapport du groupe de travail sur les mécanisme de réduction des prix.

Little People: picture Little People by tienvijftien
Little People, (vive le shopping serein) , par tienvijftien.

Ce texte donne une idée de ce qui pourrait faire débat dans les mois à venir, au delà de l'application de la loi Chatel:

  • Souplesse sur les soldes
  • Contraintes sur les prix barrés
  • Encadrement réglementaire des comparateurs de prix, voire transformation en service public

Le dernier point me laisse perplexe. Le rapport indique:

Proposition 8bis : amélioration des comparateurs de prix des marchandises et
services venus sur Internet
Engager une concertation entre la Févad36, la DGCCRF et les associations de consommateurs en vue d’inviter les sites de comparateurs de prix sur Internet à adopter des principes méthodologiques et commerciaux publics garantissant une plus grande impartialité des comparaisons des prestations effectuées. Un bilan des progrès enregistrés dans le fonctionnement des comparateurs de prix, à un horizon d’environ un an, devra être réalisé. La persistance de dysfonctionnements significatifs donnerait alors lieu à l’ouverture d’une réflexion sur la mise en oeuvre d’un comparateur de prix public/d’outils de régulation plus intrusifs, tels que labels, contrôles, et mesures coercitives.

Cette proposition me semble aller dans le bon sens. Mais je me demande bien comment il peut être possible de prendre des mesures coercitives contre des comparateurs de prix ?
Rien de plus simple que de transférer son programme de comparaison de prix sur un serveur Internet à l'étranger.
Mettre en place d'un comparateur public sur des secteurs autres que l'alimentaire ?
Il faudrait alors le rendre visible aux consommateurs pour qu'il constitue une vraie menace pour les acteurs qui persistent à appliquer des méthodes non transparentes.
Va t'ont dépenser de l'argent public pour acheter des liens sponsorisés sur Google ???

Je crois que les e-marchands doivent également accompagner ce mouvement afin de permettre une plus grande transparence. Seule issue capable d'éviter d'autres fiascos qui pénalisent les acheteurs en ligne.

14/04/2008

Auchan-box: Nouvelle étape vers une offre web intégrée ?

Deux ans apres Darty, ce serait au tour d'un autre poids lourd de la distribution de partir à la conquête de la porte d'entrée du net.
Auchan devrait prochainement lancer une offre de box pour fournir du web et tout ce qui va avec si j'en crois le papier des Echos que j'ai lu ce matin.

Comme Darty, Auchan s'appuierait sur Completel et utiliserait la puissance de son réseau pour prendre des parts de marchés.

Les Echos ne manquent pas de souligner que Darty est actuellement très déficitaire sur cette activité. Et pour cause, le marché de l'ADSL est hyperconcurrenciel en France avec des abonnements parmi les moins chers d'Europe.

Auchan-box: picture Repetita iuvant by Amistatz
Repetita iuvant, première mise en ligne par Amistatz.

Courageux donc de la part de cette enseigne de s'aventurer sur un terrain  aussi risqué.
Cette annonce me rappelle un petit schéma que j'avais réalisé il y a un peu plus d'un an pour montrer comment les secteurs de la distribution et des media internet convergent. Les uns voulant fournir plus de service tandis que les autres profitent de leurs routes digitale pour vendre de la marchandise.

En effet, il semblerait logique qu'Auchan propose des accès simplifiés pour ses futurs utilisateurs d'Auchan-box: Un clic et on fait ses courses sur Auchandirect ou Grosbill. Pratique et tentant quand on a une galaxie aussi étendue qu'Auchan dans la distribution !

Il serait donc temps de le ré-actualiser en ne se focalisant plus seulement sur l'e-commerce mais en montrant comment chacun avance pas-à-pas vers une offre de consommation en ligne intégrée.

A quand un rapprochement opérationnel et financier entre 2 poids lourds de chaque secteur ? Cela marquerait pour de bon le début d'une vraie consolidation si cela fait du sens...

22/03/2008

Kelkoo, kelsuite ?

"Yahoo! veut vendre Kelkoo mais le bradera t'il ?": L'article du JdN au titre provocateur met en lumière les manœuvres autour d'un des plus importants acteur du web-marchand européen.

kelkoo: picture kelkoo by codordog
kelkoo, première mise en ligne par codordog.

 

L'e-commerce a fondamentalement changé en l'espace de 3 ans. Le Web 2.0 arrive à maturité. C'est intéressant de noter que l'histoire de Kelkoo est marquée par les même rythmes que le web depuis bientôt 10 ans...

Les principaux champions du e-commerce savent que la progression se fait désormais à un rythme beaucoup plus lent, sauf pour les places de marché. La croissance concerne désormais le nombre de marchands, bien plus que le nombre de nouveaux e-consommateurs !!!
L'offre progresse beaucoup plus vite que la demande.

Paradoxalement les comparateurs ne démultiplient pas forcément leur succès sur l'explosion de l'offre marchande. Quand on vend du traffic la valeur ajoutée vient d'abord de la croissance de la demande.
De plus, une grande partie des nouveaux e-marchands entrants n'est pas du tout professionnelle ni prête à investir dans du trafic. Il leur faut du CA sûr et certain ! Seule l'affiliation et les marketplaces (quelle différence au fait ?) ont un business model et un discours commercial taillés pour cela actuellement.

Pourtant les efforts des comparateurs pour aller dans l'intérêt des consommateurs sont bien réel. En ce qui concerne Kelkoo, le portail a développé un label vraiment exigeant. Le nombre de marchands labellisés est très restreint. Seulement 19 en février ! (Dont Discounteo et nous en sommes très fiers !)

Le JdN évoque des pistes vers les plates-formes C2C pour Kelkoo. La concentration du e-commerce pourrait en effet commencer sérieusement par les métiers de l'intermédiation, loin de la logistique et  des contraintes du monde physique qui rendent si compliqué les synergies. Dans ce cas il y a fort à parier que la concurrence deviennent de plus en plus frontale entre des Pixmania / RDC et des Priceminister / eBay.

Un confrère très lucide me posait encore la question hier au déjeuner:

        Existe t'il vraiment de la place pour plusieurs places de marché à terme ?

Si la réponse est non, les avantages concurrentiels seront très ténus dans un monde complètement immatériel. Dans cette hypothèse Kelkoo est clairement un actif stratégique pour la nouvelle manche qui débute...

20/02/2008

Soldes 2008: L'e-commerce non touché par les problèmes de pouvoir d'achat ?

Les soldes ont elles vraiment été excellentes sur le net et mauvaises dans les magasins physiques ?

Plusieurs media font état d'excellents résultats du e-commerce: Europe1, 01net, JdN

Personnellement je doute un peu de cette version noir et blanc.

Si on lit les articles en détail, on se rend vite compte que les faits vraiment observés et rapportés par les journalistes sont:

  • Des données d'audience. Rien ou presque sur le nombre de ventes et le chiffre d'affaire sur la période complète des soldes
  • Quelques chiffres sur le jour d'ouverture qui effectivement est en général le plus gros jour de l'année pour beaucoup d'e-marchands. Chez nous (Discounteo) , l'effet sur les ventes s'est estompé bien plus rapidement que les années précédentes.

De plus, les marchands qui sont cités en exemple dans les articles sont surtout des enseignes qui ont un intérêt à communiquer sur le plan capitalistique, en direction d'investisseurs boursiers ou de VC: Brandalley, Spartoo , Delamaison (grosses levées) ou encore Priceminister (IPO), RDC, Mistergooddeal (bourse). D'ailleurs une partie des données reprises est au départ une étude financée par BrandAlley... Reste tout de même les témoignages intéressants de Pixmania et 3Suisses dans le JdN.

De l'autre côté, les distributeurs physiques, n'ont pas trop intérêt à annoncer des bons résultats pour les soldes vu beaucoup d'entre eux sont opposés à un changement de la réglementation...

L'e-commerce reste un canal en forte croissance. Toutefois nos chiffres et ceux que les confrères me communiquent de manière informelle me laissent penser que la baisse pouvoir d'achat affecte aussi significativement la consommation sur le net.
L'e-commerce n'a certainement pas à se réjouir des difficultés conjoncturelles... Ce n'est pas cela qui fera la pérennité de notre canal à long terme (the famous sustainable competitive advantage)

Même si cela permet à certains de faire une jolie pirouette avant que les financiers se réveillent, il semble bon de le rappeler quand les journalistes s'emportent un peu rapidement.

24/01/2008

Météo boursière

Quelle floraison d'analyses et d'avis sur la baisse des marchés boursiers !
Quelle distraction de lire et écouter tous ces beaux parleurs de vouloir préduire la suite de ce qui se passe actuellement en quelques mots.

Les mécanismes de la finance internationale sont devenus si complexes que la modélisation et la prévision ressemble à s'y méprendre à la météorologie. D'ailleurs la fraude de 5 milliards communiquée par la Sogé atteste de cette complexité.

On parle un peu de la bourse comme du temps qu'il fait, vous ne trouvez pas ?
Sauf que peu de blogueurs & journalistes commentent la météo, en cherchant à l'expliquer (sauf pour parler du réchauffement climatique)

Côté e-commerce voici quelques faits relevés à l'aide de mon baromètre Discounteo cette semaine:

  • Le crack boursier n'est que la parti émergée d'un iceberg dont tous mes interlocuteurs financiers me parlent depuis 6 mois (banque, salle de marché, prestataires de crédit...)
  • La BCE ne change pas sa politique de taux: les liquidités manqueront encore de longs mois. A ventes égales,  les sociétés de distribution (dont e-commerce) avec des structure financières légères et une forte trésorerie vont donc gagner significativement plus que celles qui ont de fortes immobilisations et des finances à sec.
  • Plus difficile d'envisager des capitalisations via la bourse en 2008 dans ce contexte car les liquidités disponibles sont fortement sollicitées ailleurs. Le secteur e-commerce doit pourtant se consolider. Il sera intéressant de voir ce que fait Priceminister.

Quand à savoir s'il y aura ou non récession, l'impact sur la consommation, les cours des matières premières ou la politique du capital risque, je n'ai malheureusement pas l'instinct d'une grenouille !

Si vous avez des données de meteosat-finance & un super calculateur je suis preneur !

14/01/2008

1000 licenciements

J'avais déjà parlé de ces études économiques dont je reçois régulièrement des extraits à vocation commerciale.

Ce matin j'ai découvert un nouveau courrier de ce genre qui annonce: "Le marché français de la vente par correspondance: Ce à quoi il faut s'attendre pour 2008".

S'en suit quelques réflexions sur la concentration du secteur et la fragilité de plus en plus grande d'un grand nombre d'entreprises qui vendent à perte depuis des années.

Puis un chapitre sur les écarts de productivité d'une enseigne à l'autre, qui conclut: "Il est nécessaire pour ces entreprises de supprimer 1 000 emplois" (il s'agit des entreprises qui dépensent plus de 26% du CA pour les salaires).

Vu que je n'ai pas acheté l'étude, j'ignore comment est calculé ce chiffre. Mais je me suis demandé s'il pouvait ou non être réaliste. Du coup je suis allé reconsulté les chiffres de l'emploi dans la VAD à fin 2006 (pour 2007 c'est pas encore sorti).

Le JdN annonçait environ 50 000 emplois directs pour la VAD fin 2006. Plus intéressant, l'étude du Benchmark group pour la Fevad précise que le boom du e-commerce à généré une augmentation de 5% du nombre d'emplois entre 2000 et 2006, dont 4% entre 2004 et 2006 !

Si l'hypothèse pessimiste de Plimsoll se réalise, cela correspondrait donc à une diminution de 2% des effectifs après une augmentation de 4% depuis 2004. On est loin des 29% d'augmentation entre 2007 et 2008 annoncés l'an dernier dans le même article du JDN. On reviendrait alors à des taux de progression du nombre d'emploi proche du secteur de la vente de détail. Ce dernier avait augmenté de 1,7% sur cette même période.

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